L’inconscient des autres : étrangers dans des pays étranges, les écrivains comme citoyens de l'Europe

  • L’inconscient des autres : étrangers dans des pays étranges, les écrivains comme citoyens de l'Europe

  • La Salle Connexion, Slovenie

    Jacques Lacan l’a dit : l’inconscient est structuré comme un langage.
    Mais la langue est-elle un concept d'étrangeté ou une invitation au voyage ? Et comment font les écrivains pour voyager dans un autre inconscient ?
    L’écrivaine Brina Svit rêve-t-elle encore en son slovène maternel quand elle écrit ses romans en français ?
    Où l'émigré Velibor Čolić a-t-il dissimulé son inconscient bosniaque en contant Sarajevo et l’exil aux Français ?
    Les œuvres de l’auteure belgradoise Svetlana Slapšak, qui vit à Ljubljana, ont-elles un inconscient slovène ou serbe quand on les lit en français ?
    Et quels mots utilisera Luka Novak, auteur slovène qui a écrit son dernier livre en français, afin de traduire l'inconscient de ces autres langues pour le public parisien de cette discussion ?
    Les livres de Brina Svit et de Velibor Čolić sont publiés aux éditions Gallimard, ceux de Svetlana Slapšak aux éditions Belleville, et ceux de Luka Novak chez Léo Scheer.

    Les orateurs seront :

    • Brina Svit est née à Ljubljana, en Slovénie, et vit depuis 1980 à Paris.
      Elle a réalisé plusieurs courts-métrages et écrit deux pièces radiophoniques. Ses premiers romans publiés en France – Con brio et Mort d’une prima donna slovène sont traduits du slovène dans la collection « Du monde entier » de Gallimard.
      Avec Moreno elle signe son premier livre en slovène, et écrit depuis chaque ouvrage deux fois : d’abord en français et ensuite en slovène.
      Suivent ainsi : Un cœur de trop, Coco Dias ou la Porte Dorée, Petit éloge de la rupture, Une nuit à Reykjavik, Visage slovène, Nouvelles définition de l’amour.
      Son dernier roman s’appelle : Fils prodigues.

    • Svetlana Slapšak est née à Belgrade, Yougoslavie, le 18.1.1948.
      Elle est diplômée en études classiques et en linguistique à l'Université de Belgrade, avec une maîtrise sur les traductions et les emprunts du mot grec SHEMA et un doctorat sur les traductions, adaptations et emprunts au grec.
      Elle s'est orientée vers l'anthropologie, la balkanologie et les études féministes dans les années 1980. Étudiante dissidente, puis auteur et activiste, elle a souvent été harcelée par la police secrète.
      En 1983, avec son mari, elle lance une initiative civique contre la peine de mort en Yougoslavie.
      Elle et lui ont accueilli des réfugiés de Sarajevo et de Croatie dans leur appartement de Ljubljana pendant la guerre. Après une riche carrière académique en Europe et aux Etats-Unis, la professeure et doyenne de l’ISH (l’Ecole des hautes études en sciences humaines de Ljubljana) a pris sa retraite, tout en continuant à écrire ouvrages universitaires, essais, romans, récits de voyage, pièces de théâtre, et un libretto.
      Elle traduit aussi du grec ancien, du grec moderne, du latin, du français, de l'anglais, du slovène et du serbo-croate.
      Elle a publié plus de 80 ouvrages, environ 700 études ou recherches et environ 2000 essais. Elle est une des « Mille femmes pour la paix », candidates au prix Nobel en 2005. Prix et distinctions : prix Miloš Crnjanski (1990); prix de la liberté d'expression du PEN américain (1993); Helsinki Watch Award (2000); Helen Award, Montréal (2001) ; prix Mirko Kovač (2015), prix Tournesol doré pour le meilleur livre en langue serbe, et prix MIRA décerné par le comité des femmes du PEN slovène en 2017.

    • Velibor Čolić est né en 1964 en Bosnie.
      Jeune chroniqueur radiophonique et écrivain, il s’est trouvé enrôlé dans l’Armée bosniaque aux pires moments de la guerre, témoin des abominations commises dans les tranchées et les villages « ethniquement purifiés ».
      Il déserte l’armée croato-bosniaque en 1992, puis est fait prisonnier avant de réussir à s’enfuir.
      Réfugié politique en France, il vit longtemps à Strasbourg, où il travaille dans une bibliothèque et collabore aux Dernières Nouvelles d’Alsace.
      Auteur de plusieurs ouvrages en serbo-croate (cinq en tout), traduits en français par Mireille Robin, il s’attache à combattre, par la littérature, le désarroi extrême de ceux qui ont vu abolir toute humanité en l’homme.

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